FrançaisAnglaiseEspanolStatistiques & Résultats

Actu Mode, TV, Médias et People
par Samuel Duplessis sur 01/05/2016 � 10:03 AM

Les scientifique sur le point de trouver un traitement contre l’herpès causant le cancer

Les chercheurs ont effectué un grand pas en développant un traitement efficace contre un type d’herpès causant une forme de cancer connu sous le nom de sarcome de Kaposi.

Avant de prendre en compte la dernière avancée, qu’est-ce que le sarcome de Kaposi et à quel point est-il grave ? Le sarcome de Kaposi est une tumeur causée par un Herpès virus Humain de Type 8. Le sarcome de Kaposi (KS) est une maladie systémique qui peut être présente avec des lésions cutanées (solitaires, localisées ou disséminées).

Symptôme cutané du sarcome de Kaposi dû à l’herpès

Quatre sous-catégories ont été décrites : KS Classique affectant des hommes d’âge moyen d’origine Méditerranéenne, KS endémique Africaine, KS chez des patients iatrogéniques immunodéprimés et KS apparenté au SIDA.

Plusieurs types de sarcome de Kaposi

Avec ces différents types :

La maladie apparait comme un cancer de l’endothélium lymphatique et forme des canaux vasculaires remplis de cellules sanguines donnant à la tumeur son apparence caractéristique d’ecchymose. La tumeur est hautement vasculaire, contenant des vaisseaux sanguins anormalement denses et irréguliers qui font fuiter des cellules de sang aux alentours donnant à la tumeur sa couleur sombre. L’inflammation autour de la tumeur peut entraîner un gonflement et des douleurs.

La maladie est transmise de différentes manières. Elle peut être transmise par la salive, ce qui signifie qu’embrasser est un facteur de risque de transmission. Les taux élevés de transmission parmi les gays et hommes bisexuels  ont été attribués aux baisers passionnés avec des partenaires infectés. Un autre type de transmission peut être l’utilisation de salive comme lubrifiant sexuel. La maladie peut aussi se transmettre par transplantation d’organe ou transfusion sanguine.

Mieux détecter la maladie avec des tests sanguins améliorés

Pour ce qui concerne la prévention de la maladie, les tests sanguins ont été améliorés pour détecter des anticorps contre le sarcome de Kaposi. Ces tests peuvent être utilisés pour déterminer soit si un patient est à risque pour ses partenaires sexuels ou si un organe est infecté avant la transplantation.

La dernière étude conduite par l’université de Manchester (Royaume-Uni) a montré que les protéines du virus Herpès ressemblent plus à des ‘’spaghetti’’ que pensé auparavant. Cette échelle moléculaire fournit un indice vital pour développer un traitement contre le virus.

L’équipe scientifique a découvert que la protéine du virus utilise ses bras flexibles pour passer outre les blocages viraux de la protéine de la cellule qu’elle détourne. La recherche a aussi révélé que la protéine de cellule attaquée par le virus herpès a une structure de type spaghetti.

Pour montrer cela, l’équipe a utilisé une technique similaire à celle utilisée pour les IRM du corps. La méthode permet de visualiser des molécules à leur échelle la plus petite. Cela a permis aux scientifiques d’examiner comment les petits composants du virus herpès l’aident à se multiplier en se liant à d’autres molécules plus grandes. Les images produites ont été ensuite utilisées pour développer un modèle 3D montrant à quel point l’ARN est reconnu par la protéine du virus herpès et ensuite transmis à la protéine cellulaire de l’hôte.

Vers la découverte d’un nouveau traitement ?

Ce qui est intéressant à propos de cette recherche est qu’elle fournit le premier aperçu moléculaire de la manière dont le virus herpès ARN (molécule qui aide à décoder l’empreinte génétique d’un virus) est transféré entre les protéines virales et cellulaires, aidant ainsi le virus à détourner une cellule (Les virus ne peuvent survivre ou se reproduire d’eux-mêmes, ils ont besoin d’une cellule hôte, dans ce cas provenant du corps humain, pour le faire).

Actuellement, il n’y pas de traitement antiviral disponible contre l’Herpès virus Humain de Type 8 qui peut supprimer la reproduction virale. Trouver une faiblesse dans le virus qui pourrait être utilisée pour prévenir le sarcome de Kaposi serait une découverte significative. L’équipe scientifique de l’Université de Manchester espère que leur nouvelle découverte sera le point de départ de la découverte d’un nouveau traitement.

L’étude a été publiée dans le journal PLoS Pathogène, dans un article de recherché intitulé “Competitive and Cooperative Interactions Mediate RNA Transfer from Herpesvirus Saimiri ORF57 to the Mammalian Export Adaptor ALYREF”.

Étiquette

Herpès Sarcome de Kaposi

Commentaires